J’avais perdu l’habitude de prendre de bonnes résolutions pour l’année à venir, en mode je savais que je ne les tiendrais pas. Un peu comme le soir du 31 avant minuit, quand tu as une coupe de champ’ à la main, que tu sens que tu commences déjà à être bien bourrée, que tu sais que tu as trop mangé, et que tu te promets de mener une vie saine et équilibrée dès le 2 (le 1er, tu le passes à dormir).

Cette année, j’ai pris mes bonnes résolutions avant les fêtes, et j’ai essayé d’être réaliste. Ce ne sont pas des bonnes résolutions contraintes, mais au contraires des résolutions pour me sentir mieux dans ma peau, bien dans ma tête, et bien dans mon écriture.

C’est parti !

 

1 – Rester zen.

Ne plus me prendre la tête parce que j’avais prévu de sortir un roman à telle date, que je ne vais pas arriver à tenir la deadline, que j’ai encore la moitié du roman à écrire à trois jours de sa publication supposée. Etant auto-éditée, j’ai la liberté de pouvoir repousser une deadline. De plus, je vais arrêter de me fixer des deadlines impossibles à tenir. Et accepter de la reculer si je vois que je suis déjà à la bourre durant la première semaine ou si je tombe malade. No stress.

Je sens que celle-là va être très difficile à tenir. Je suis une speedée de nature, une malade des deadlines de ouf, une cinglée du write-or-die. Mais au final, c’est ma santé qui en prend un coup, donc cette année, je vais être pondérée, modérée et posée (vous avez vu, ça rime !) Rendez-vous fin janvier pour un premier test en live, lorsque je serai en mode « put* j’ai pas fini mon histoire de pirate alors que je devais la publier il y a trois jours, je suis nulle, je vais écrire 48h d’affilée, je peux le faire. » 

 

2 – Que l’écriture redevienne un plaisir

Je me suis pas mal égarée en 2017. Je ne vais pas revenir sur tous les soucis que j’ai eu, mais je le dis haut et fort : je suis une auteure de romance M/M hot voire très, très hot, pas une auteure de romance M/F new romance, dark romance, new truc, whatever à la mode. Je suis fière d’être une auteure de romance M/M érotique. Là, je l’ai dit. Si le côté c* te gène, tu es libre, chère lectrice, de chercher une auteure plus soft que moi.

Avant d’écrire de la romance M/M, j’ai écrit de la fanfic slash, lu des fanfics slash, lu des manga yaoï, lu des romans M/M quand il fallait les commander en papier à Amazon USA avec des frais de ports qui coûtaient une blinde, tout ça parce que j’aime ce genre à la folie. Lorsque je me suis lancée dans l’auto-édition, j’ai écrit une nouvelle érotique M/M (Initié, ép 1 de l’Ile aux Esclaves, Tom/Chris, pour celles qui étaient déjà là à l’époque). Je ne savais pas si c’était à la mode, s’il y avait des lectrices, j’ai écrit cette nouvelle parce que j’ai kiffé l’écrire.

Je veux kiffer à nouveau d’écrire des romans cette année, ce sera donc 90% de M/M et un M/F/M qui trotte dans ma tête depuis un moment. Je veux me lever chaque matin en me disant que j’ai envie d’écrire, pas que je dois le faire.

 

3 – Retourner à la salle de sport

Parce que passer une heure à faire du cardio (tapis ou vélo) me détend merveilleusement bien, parce que c’est totalement en phase avec mon résolution #1 de me sentir zen, parce que pendant que je marche rapidement (je ne cours pas, jamais) ou que je pédale je peux laisser mon esprit vagabonder. Parce que ça fait du bien. Je prévois deux séances par semaine, j’ai déjà l’abonnement, je commence, si la salle est ouverte (check : oui, elle l’est), mardi (matin, à 8h tapantes. Non, je plaisante, mardi en début d’aprem, vous savez que je ne suis pas du matin).

Celle-là aussi, elle va être dure à tenir. Ce n’est pas que je n’aime pas faire du sport, c’est qu’il faut que je me le mette en premier sur ma to-do list de la journée, avant l’écriture. Sinon c’est mort.

 

4 – Etre sincère et authentique

Je vais arrêter de faire semblant d’aimer des trucs que je n’aime pas vraiment, parce que tout le monde aime. Je vais désormais dire ce que je pense, à commencer par ce blog, sans me cacher en mode « ouais, mais c’est pas consensuel ». Déjà, en écrivant du M/M, je ne suis pas consensuelle, alors autant aller jusqu’au bout.

Okay, vous voulez une première confession ? je n’ai jamais vraiment kiffé la romance M/F contemporaine. La paranormale, l’historique, okay. La contempo m’a toujours ennuyée, sauf parfois un peu de chick-lit (genre Le diable s’habille en Prada, mais ce n’est pas de la romance). Ce n’est pas nouveau, ça remonte à l’adolescence. Je n’aime pas la façon dont les femmes sont dépeintes dans la romance contempo.

Autre confession : j’aime mon M/M hot et avec un brin de bdsm, mais ça vous le savez ! Et n’écrivant de récits ou de guides de la sexualité gay, j’en ai marre des personnes dans le monde du M/M qui se posent en censeurs et disent que les héros doivent forcément se protéger. On n’est pas dans la vie réelle, on n’est pas dans un film pour adultes, où là, oui, il faut que les acteurs se protègent. J’écris des romans. Je mets désormais un warning en début de chaque roman sur la nécessité de se protéger dans la vie réelle, mais je refuse d’astreindre mes héros à porter du latex dans certaines de mes histoires (comme Jeux de Soumission, par exemple). J’écris pour faire rêver, pas pour vous replonger dans le monde réel. Je ne dis pas que mes héros ne vont jamais se protéger, mais tout va dépendre du degré de réalisme que je veux donner à mon histoire. Je suis l’auteure, autrement dit, je décide. Et j’ai décidé que dans le monde où se situent mes histoires, les maladies n’existaient pas. Rêvons un peu !

 

5 – Arrêter de vouloir me professionnaliser à tout prix

L’an dernier, c’est bien ça qui a failli me dégoûter d’écrire et me faire renoncer. Ce que j’aime avec l’auto-édition, c’est que je peux bosser de ma façon préférée, à savoir en solo. A part pour les couvertures, que je vais continuer à confier à ma talentueuse illustratrice, avec qui j’ai une relation de confiance, pour le reste, je fais tout toute seule, comme avant. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas des exceptions pour certains textes où je demanderai à une beta-lectrice de m’aider, mais pour la majorité, je bosse solo. C’est ma façon de faire.

Ça veut dire aussi que je laisse tomber la promo et le marketing. Ce n’est pas mon truc. Je veux partager avec vous les étapes de l’écriture de mon roman, vous montrer les couvertures quand je les reçois, parce que généralement je suis en mode « c’est trop beau !!! », mais ne comptez pas sur moi pour vous faire de la pub et encore de la pub. J’ai essayé, c’est épuisant, c’est chiant, et ce n’est pas moi. Par contre, je veux participer et échanger encore plus avec mes lectrices cette année, parce que parfois, lorsque j’étais vraiment au bout du bout du rouleau, c’est un com de lectrice sur ma page FB ou sur Amazon qui m’a remonté le moral.

 

Voilà, c’était mes 5 bonnes résolutions pour 2018. N’hésitez pas à commenter, à me dire quelles sont les vôtres, aussi, parce que j’espère que cette année, nous formerons une grande et chaleureuse communauté autour de notre passion : le M/M.

Et j’allais oublier ;-) Bonne année !!! <3